DU JOURNALISME DE LA RUE AU JOURNALISME DE LA RUMEUR.

14 Aug 2017

Certains journalistes seraient-ils devenus des collectionneurs des ragots du quartier et autres rumeurs pour en faire une information? A vrai dire, dans notre pays, je me perds un peu quant à savoir ce que c'est que le journalisme et qui est journaliste.

Suffit-il de tenir un stylo même à l'envers, de se placer devant une caméra même sans en connaître les techniques élémentaires, de saisir un microphone même sans pouvoir le mettre en marche, de rédiger des chroniques même sans maîtriser les rouages rudimentaires pour être journaliste?

Suffit-il de monter une structure même sans études préalables, sans bagage intellectuel ni expérience professionnelle, sans respect des règles managériales ni canneaux déontologiques, sans observation des dispositions du code du travail encore moins celles de la sécurité sociale pour être appelé Directeur de publication?

Suffit-il de raconter pour une raison ou pour une autre des histoires inexistantes, invraisemblables, incohérentes, inimaginables, infondées pour faire du journalisme?

Eh bien je dis NON !!! le journalisme est un art, un noble métier, une profession de valeur, qui exige un professionnalisme avéré, constant et permanent, qui requiert un état d'esprit, un savoir, un savoir-être et un savoir-vivre.

Le journalisme ne tolère ni amateurisme, ni affairisme, ni subjectivisme. Le journaliste brille par la qualité de ses investigations, la pertinence de ses analyses, la véracité de ses développements, l'exactitude et la rectitude de ses sources, l'objectivité dans le traitement de l'information.

Le journalisme ne se pratique pas dans les halls des hôtels encore moins dans les débits de boisson mais sur le terrain. Sauf s'il s'agit d'un journalisme de poteau et de caniveau.

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