VERITABLEMENT, QUE VEULENT LES POPULATIONS DU NORD-OUEST ET SUD-OUEST ?

Jean KACOURT 02 Oct 2017 Politique

Vu les évènements, il s’avère très difficile de dire avec exactitude ce que veulent les populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Ce qui est sûr est qu’elles soulèvent là un mal être de tous les Camerounais.

Malgré  les tentatives de résolution des problèmes posés d’abord par les avocats et les enseignants issus des régions du Sud-ouest et Nord-ouest à savoir la traduction des textes, l’adoption du Common Law, les recrutements à la fonction publique et la libération des leaders anglophones ; les mouvements de protestations ont repris de plus bel. C’est ce que nous avons véçu ce 22 septembre 2017, jour de prise de parole de Paul Biya à la 72è Assemblée de l’ONU ; où les populations de ces régions ont envahi les rues question de se faire entendre.  Hommes, femmes, jeunes enfants et vieillards armés d’arbres de paix, de pancartes sur lesquelles on pouvait lire « BIYA MUST GO », « PAUL BIYA RELEASE OUR PEOPLE NOW », « FREEDOM », « INDEPENDANCE ».

 Au de là de ces protestations, il faut se demander que veulent véritablement les populations du Nord-ouest et du Sud-ouest ? Tout se mêle et s’entremêle  entre le « BIYA MUST GO » c'est-à-dire le départ de Paul Biya du pouvoir, le fédéraliste entendu comme le retour aux deux Etats fédérés que comptaient le Cameroun avant 1960, le sécessionnisme c’est dire la rupture voire la séparation entre les parties Anglophone et Francophone ou les trois en même temps et de façon graduelle. Une confusion qui traduit à suffire comme le soulevait le professeur Mathias Owona Nguini qu’il n’existe pas de problème ou de crise anglophone mais plutôt un problème propre à tous les Camerounais. Car, à la vérité, la voie de salut se trouve un peu dans tout ce qui est sur la table.

Déjà la plupart des observateurs sont unanimes qu’il faut procéder à un renouvellement de la classe dirigeante dans tout le pays sans oublier l’instauration d’une meilleure gouvernance, qui adresserait les défis que soulèvent notre double héritage et l’aspiration de l’ensemble des populations à un mieux vivre.

Quant au fédéralisme, il semble être la solution pour un réel et important transfert des compétences et des moyens de l’Etat central vers les Régions. Pour la simple raison que cela fait des décennies que les Camerounais attendent la mise en application effective de la décentralisation.

Mais la sécession n’est un choix que pour peu de Camerounais, y compris en Régions anglophones, malgré le succès des manifestations du 22 septembre 2017 et ces fameux drapeaux de couleur blanc et bleu. C’est une revendication que peu de leaders anglophones manipulent parce qu’elle est une solution extrémiste. Pour ceux qui souhaitent la création d’un nouvel Etat, nous ne devons pas perdre de vue que nulle part cela n’a été la panacée.

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