PÉAGES AUTOMATIQUES : LE MINTP LÈVE L’ÉQUIVOQUE EN ACCORDANT UNE AUDIENCE À UN DES SOUMISSIONNAIRES.

Marie Serges ZAKOUDA 17 Mar 2020 ECONOMIE

Emmanuel Nganou Djoumessi, Ministre des Travaux publics a reçu en audience lundi, 16 mars 2020 ; un des soumissionnaires pour la construction et l’équipement des péages automatiques, à la suite d’un incident créé par ce dernier mercredi 11 mars 2020 dans la salle de réunion du 1er étage de l’Immeuble de l’Émergence lors de la signature du contrat de partenariat publics-privé (PPP) pour le financement, la construction, l’équipement, l’exploitation et la maintenance de 14 postes de péage automatiques sur les axes :Yaoundé-Douala-Limbé, Yaoundé-Bafoussam-Bamenda, Douala-Bafoussam et l’accès à l’aéroport de Nsimalen.

En effet, échappant au contrôle des agents de sécurité, Jean Pierre Mpina, Représentant de SmartTech, une entreprise soumissionnaire s’était introduit dans la salle de réunion pour créer un scandale. C’est sous escorte des forces de sécurité qu’il a été conduit hors de la salle pour s’adresser aux journalistes mobilisés pour la couverture de l’évènement du jour.

Dans le souci de toute transparence et de l’attention à l’endroit des usagers, Emmanuel Nganou Djoumessi, Mintp a reçu le soumissionnaire déçu. Étaient aussi présents à cette audience : Armand Ndjodom, Secrétaire d’État au Mintp, Urbain Noel Ebang Mvé, Mbouna, Léon Amala, bien d’autres cadres du Mintp, les avocats et des journalistes.

Selon les explications du DAG, la prestation a été changée en raison du coût du projet et des besoins en financement. « Nous sommes passés d’une procédure d’appel d’offres à un projet en PPP. Les procédures ont été conduites de manière transparentes et l’offre du requérant était la plus élevée en termes d’exploitation, uniquement pour le fait qu’il est camerounais. Le coût d’exploitation présenté par SmartTeck s’élevait à 35 Milliards. » a-t-il précisé. Les rounds de discussion qu’il y a eu entre les membres de la commission et les soumissionnaires avaient pour but de parvenir à un ratio raisonnable qui permettait au Cameroun de disposer des infrastructures modernes à un coût raisonnable. Par ailleurs, c’est le groupement Egis Cameroun/Egis International qui a réalisé les études, et non Egis project.

En définitive, le groupement adjudicataire a été sélectionné en raison de l’équilibre entre l’offre technique et le taux d’exploitation des péages. L’offre du soumissionnaire déçu était de loin supérieure aux offres concurrentes. 38 Milliards de bénéfice à l’exploitation s’est avéré très cher payé. « En dehors de l’élément coût de rentabilité élevé de mon client, nous vous présentons nos excuses. Les multiples branches d’Egis n’ont pas facilité la compréhension du processus. » a déclaré l’avocat du soumissionnaire déçu. L’équivoque étant levé, il ne reste plus que la signature du contrat de partenariat se poursuive.

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