JEUNESSE CAMEROUNAISE, LA NATION NOUS INTERPELLE.

18 Sep 2019

C’est un secret de polichinelle qu’au Cameroun, l’année 2019 sera fortement marquée par des élections jumelées à savoir régionales, municipales et législatives. Ces échéances tombent à point nommé pour les jeunes. Car ces élections leur donnent l’opportunité non seulement de choisir des hommes capables de défendre leurs intérêts mais aussi de mettre fin aux différents maux dont ils sont victimes au quotidien. On ne le dira jamais assez, la jeunesse camerounaise est en proie au chômage, au sous-emploi, aux jeux de hasard et à l’homosexualité. C’est pourquoi parlant de la situation que vit cette jeunesse camerounaise ; une certaine presse publiait dans un éditorial fleuve : « Cameroun : le péril jeune ». Cet éditorial avait fait couler beaucoup d’encre et de salive et avait provoqué une sortie médiatique d’Issa Tchirouma, le ministre de la communication de l’époque. Taxée par le régime en place de « fer de lance de la Nation », « la garantie la plus sure pour l’avenir », ou encore « l’avenir au présent » cette jeunesse camerounaise retrouvera pleinement la place qui est sienne si et seulement si elle s’intéresse un tant soit peu à la politique. En vérité, la jeunesse africaine d’une manière générale et particulièrement celle du Cameroun ne trouve aucun intérêt à la politique. Et ce pour diverses raisons. Pour certains, la politique est une affaire réservée aux personnes âgées ; et pour d’autres il faut non seulement beaucoup d’argent et avoir les mains sales jusqu’aux coudes pour faire la politique. Somme totale des courses, seules les personnes âgées se retrouvent dans ce vaste domaine qu’est l’art de gérer la cité. Nul doute que Plus les jeunes se désintéressent à la politique et à la chose publique, plus les décisions qui concernent leur futur ne sont prises que par d’autres. En effet, selon une enquête menée par la Friedrich Ebert Stiftung en 2006, publiée en 2011 et qui est encore d’actualité au sujet de l’implication des Jeunes en la politique au Cameroun ; montre à suffisance que la participation qualitative et quantitative des jeunes se pose avec acuité. Or la société camerounaise est constituée essentiellement de jeunes. J’en veux pour preuve le recensement général de la population camerounaise faite en 2006 et publié en 2010. Plus précisément, la population ayant moins de 25 ans représente 64% et celle ayant 60 ans est estimée à 5%. Comment comprendre qu’avec un tel potentiel électoral, les jeunes continuent de ne pas s’intéresser à la politique ? Combien de fois avons-nous entendu dire par certains jeunes : « je suis trop jeune pour faire la politique » ou « je ne fais pas la politique ». L’on comprend pourquoi, ils refusent catégoriquement de s’inscrire sur les listes électorales. Tous semblent oublier que la politique touche à tout ; et comme le dit bien un adage camerounais « si tu ne fais pas la politique, la politique va te faire ». Conscient de cet état de chose l’un de père fondateur de cette Nation, Um Nyobè a eu raison de dire « Tout est politique, et tout s'encadre dans la politique. Le commerce est politique. Même le sport est politique. La politique touche à tout, et toute touche la politique. Dire que l'on ne fait pas de politique, c'est avouer que l'on n'a pas le désir de vivre ». Même si on sait qu’au Cameroun les élections sont des mascarades, nous jeunes sommes aussi fautifs. Car en vérité, pour que les choses chances, il faudrait que chacun apporte du sien en allant accomplir son droit et son devoir de vote. Ce sera là l’occasion idoine pour tout un chacun de sauver cette nation. Vu les évènements qui se produisent en ces temps au Cameroun, on peut dire que le régime en place n’a plus rien à proposer aux Camerounais. C’est un régime du passé. Vivement, que les jeunes de ce pays prennent conscience que l’heure est au changement. Il s’agit d’un changement pacifique et qui se fera uniquement par la voie des urnes. Les élections régionales, municipales et législatives imminentes constituent les seules occasions pour mettre fin à cette descente aux enfers que subit le Cameroun depuis de nombreuses années.

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